Uvéite et spondyloarthrite : 15 ans de données en vie réelle pour mieux identifier les patients à risque

Le travail intitulé “HLA-B27 and Axial Involvement as Independent Risk Factors for Uveitis in Spondyloarthritis: New Insights from a 15-Year Real-Life Study” a été présenté à l’ACR Convergence 2025. Une bourse congrès international de 3 000 euros, attribuée par la Société Française de Rhumatologie à Kent Le, a contribué à soutenir cette participation et la présentation de ces résultats à l’échelle internationale.

Uvéite et spondyloarthrite : 15 ans de données en vie réelle pour mieux identifier les patients à risque

Mieux comprendre l’uvéite au cours de la spondyloarthrite

L’uvéite antérieure aiguë est l’une des manifestations extra-articulaires les plus fréquentes de la spondyloarthrite. Cette inflammation de l’œil peut être récidivante et entraîner des complications visuelles. Pourtant, l’identification des patients les plus à risque et l’influence des différents traitements sur sa survenue restent encore imparfaitement définies.

 

Afin de mieux répondre à ces questions, nous avons analysé rétrospectivement les données de 1 571 patients atteints de spondyloarthrite, suivis dans le service de rhumatologie du CHU de Saint-Étienne entre 2008 et 2022. Cette large cohorte a permis d’étudier les caractéristiques associées à l’uvéite ainsi que sa survenue au cours des différentes séquences thérapeutiques.

HLA-B27 et atteinte axiale : deux marqueurs importants du risque oculaire

Dans notre cohorte, trois facteurs étaient significativement associés à l’uvéite : la présence de l’antigène HLA-B27, une atteinte axiale de la spondyloarthrite et une durée d’évolution plus longue de la maladie.

 

Ces résultats permettent de mieux caractériser les patients présentant un risque oculaire plus important.

Des résultats qui interrogent également le choix thérapeutique

L’étude s’est également intéressée aux épisodes d’uvéite observés au cours des différentes séquences thérapeutiques. Les anti-TNF monoclonaux étaient associés aux taux de récidive les plus faibles parmi les biothérapies étudiées. À l’inverse, les récidives étaient plus fréquentes sous inhibiteurs de l’IL-17A dans notre cohorte.

 

Ces données issues de quinze années de pratique clinique contribuent à mieux identifier les patients nécessitant une vigilance particulière vis-à-vis des manifestations oculaires et ouvrent la voie à une approche plus personnalisée du choix thérapeutique.

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