Lauréat SFR 2026 : le Pr Francis Berenbaum poursuit l’aventure DIGICOD grâce au soutien de la SFR

La Société Française de Rhumatologie est heureuse de mettre en lumière les projets soutenus dans le cadre de ses appels d’offres. Cette année, le Pr Francis Berenbaum, professeur des universités-praticien hospitalier et chef du service de rhumatologie à l’AP-HP, Hôpital Saint-Antoine, Sorbonne Université et Centre de Recherche Saint-Antoine (Inserm), bénéficie d’un soutien de 50 000 € pour la poursuite et la valorisation de la cohorte DIGICOD. Il a obtenu une bourse de type « Soutien aux cohortes et registres labellisés SFR ».

Lauréat SFR 2026 : le Pr Francis Berenbaum poursuit l’aventure DIGICOD grâce au soutien de la SFR

Mieux comprendre l’arthrose digitale grâce à la cohorte DIGICOD

L’arthrose de la main est une pathologie fréquente, souvent douloureuse et parfois fortement invalidante. Pourtant, son évolution au long cours et les facteurs qui influencent sa progression demeurent encore insuffisamment connus. C’est pour répondre à ces questions que la cohorte multicentrique DIGICOD (DIGItal Cohort Osteoarthritis Design) a été développée. Elle permet un suivi prospectif de patients atteints d’arthrose de la main à travers une caractérisation clinique, fonctionnelle, radiographique et biologique standardisée.

Grâce au soutien de la SFR, le projet vise à poursuivre l’exploitation de cette cohorte unique afin de mieux comprendre les trajectoires évolutives de la maladie, d’identifier les facteurs associés à la progression structurale, à la douleur et au handicap, mais aussi de mieux définir les profils de patients susceptibles de bénéficier de futures approches thérapeutiques ciblées.

Une cohorte unique au service de la recherche clinique

L’originalité de DIGICOD repose sur la richesse des données recueillies et sur la durée du suivi des patients. La cohorte associe une évaluation détaillée des symptômes et de la fonction de la main, des radiographies standardisées ainsi qu’une collection d’échantillons biologiques. Cette approche intégrée permet d’étudier simultanément les aspects cliniques, structuraux et biologiques de l’arthrose digitale.

Autre atout majeur : la cohorte inclut différents phénotypes d’arthrose, notamment les formes érosives, connues pour être les plus inflammatoires et les plus sévères. Peu de cohortes internationales disposent aujourd’hui d’un suivi aussi long et d’un ensemble de données aussi complet dans cette localisation encore relativement peu explorée de l’arthrose.

Des retombées attendues pour la prise en charge des patients

Les travaux menés dans le cadre de DIGICOD devraient permettre d’apporter de nouvelles connaissances sur l’histoire naturelle de l’arthrose digitale et sur les facteurs prédictifs de progression radiographique, de persistance des douleurs ou de détérioration fonctionnelle. Le projet contribuera également à l’évaluation de biomarqueurs et à une meilleure caractérisation des différents phénotypes et endotypes de la maladie.

À terme, ces résultats pourraient favoriser une meilleure stratification des patients, faciliter la sélection des populations les plus pertinentes pour les essais cliniques et contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques, qu’elles soient symptomatiques ou capables de modifier l’évolution de la maladie.

Quelles perspectives pour DIGICOD ?

L’ambition du projet ne s’arrête pas à l’exploitation des données déjà collectées. Les prochaines étapes prévoient la poursuite du suivi longitudinal des patients, l’intégration de nouvelles analyses d’imagerie et de biomarqueurs ainsi que le développement de collaborations nationales et internationales permettant de confirmer les résultats observés.

À plus long terme, DIGICOD a vocation à devenir une véritable plateforme de recherche dédiée à l’arthrose de la main, ouvrant la voie à de nouvelles hypothèses physiopathologiques, à la préparation d’études interventionnelles et à une médecine plus personnalisée dans cette pathologie. La diffusion des connaissances auprès des rhumatologues et des patients constituera également un axe majeur de valorisation du projet.

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